Test - Sniper Dan, le cherche et trouve de gros calibre
Sniper Dan transforme le cherche et trouve en stand de tir loufoque, avec des énigmes malignes, beaucoup de contenu et une fibre familiale. Une idée drôle, mais pas toujours simple pour les plus jeunes ni idéale à la manette.
LE COIN DES JUNIORS
Salut ! Merci d'être là. En gros, Sniper Dan, c'est un jeu où tu dois regarder de grandes scènes pleines de détails pour trouver quoi faire, puis tirer sur le bon objet au bon moment. Ce n'est pas un jeu où l'on élimine des ennemis, c'est plutôt un mélange entre cherche et trouve, petites énigmes et mini-défis. C'est drôle, souvent loufoque, et il y a plein de trucs à repérer si tu aimes fouiller les décors.
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Ce qui est trop bien :
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Ce qui est moins cool :
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Présenté à la gamescom, entre autres lors de la soirée The Mix par le staff de PQube, Sniper Dan est un jeu de Denki, édité par PQube, qui détourne le cherche et trouve en puzzle de tir vu à travers une lunette.
Le pitch intrigue tout de suite, parce qu'il promet les sensations de visée d'un FPS sans violence graphique, dans un cadre volontairement cartoon.
Le titre ne se rattache à aucune licence connue, et c'est précisément ce qui lui donne sa petite identité, avec une proposition originale pensée pour des sessions courtes, partagées et assez immédiatement compréhensibles.
Ce qu'on a aimé
Le principe qui renouvelle le cherche et trouve
L'idée de remplacer le clic par le tir change réellement la saveur du genre. Au lieu de simplement repérer un objet dans un décor chargé, nous devons souvent comprendre une consigne, chercher le bon angle, zoomer, puis valider l'action avec un projectile. Cela suffit à donner plus de rythme à une formule qui peut vite devenir routinière ailleurs.
Le jeu sait aussi varier les demandes, entre petites énigmes, objets à activer, cibles à atteindre, éléments à débloquer et micro-situations absurdes. On se surprend à observer les scènes autrement, avec plus d'attention au mouvement, aux détails et aux enchaînements possibles.
La densité du contenu et la rejouabilité
Sniper Dan a le bon goût de ne pas se reposer uniquement sur son concept. Les six zones, chacune découpée en plusieurs journées et en listes d'objectifs, offrent déjà une base solide. À cela s'ajoutent des défis chronométrés, le mode chasse à la munition où vous devez trouver dans le décor les munitions pour finir les objectifs, des mini-jeux, des boss, des missions annexes, un peu de personnalisation du QG et des améliorations d'équipement qui rendent la progression concrète.
Le jeu pousse aussi à revenir, parce que certains placements changent, que le score dépend beaucoup de l'efficacité et qu'il reste souvent un bonus, un objet caché ou une tâche secondaire à aller chercher.
Les visuels colorés et l'humour partagé
Le ton cartoon fonctionne bien, parce qu'il désamorce immédiatement le sujet du fusil sans chercher à faire semblant qu'il n'existe pas. Les environnements sont lisibles, pleins de petits détails et suffisamment distincts pour éviter l'impression de refaire toujours la même carte.
L'humour, souvent absurde, aide beaucoup, avec des situations qui demandent de tailler une barbe à coups de balle, d'aider un personnage à allumer un feu ou de résoudre un problème domestique de manière franchement peu orthodoxe.
À la maison, le jeu s'est aussi révélé agréable à pratiquer à deux, un adulte aux commandes et un enfant en mode observateur actif.
Ce qu'on n'est pas sûr d'avoir aimé
La banalisation du fusil comme outil de jeu
Nous comprenons l'intention, mais nous comprenons aussi les réticences.
Sur le papier, l'idée d'utiliser un jeu de tir pour travailler la motricité d'un FPS sans tuer qui que ce soit a quelque chose d'assez malin.
Dans les faits, Sniper Dan reste un jeu où l'on manipule et banalise une arme à feu, même si l'ensemble est non sanglant, léger et qu'il sanctionne le fait de viser des êtres vivants.
Certains parents n'y verront qu'un habillage cartoon inoffensif, d'autres bloqueront immédiatement sur l'objet lui-même, et particulièrement dans un contexte européen ce malaise n'a rien d'anecdotique.
La lisibilité pour les plus jeunes
Le jeu peut très bien fonctionner en accompagnement, beaucoup moins en totale autonomie chez les plus petits. Notre fils a pris un vrai plaisir à participer, surtout sur l'observation pure, mais deux limites sont revenues très vite.
D'abord, la vue dans la lunette retire une partie de la perspective d'ensemble, ce qui complique la lecture de la scène, surtout après le premier niveau.
Ensuite, il faut non seulement savoir lire les objectifs, mais aussi comprendre des indices parfois formulés comme de petites énigmes.
À cinq ou six ans, sans adulte à côté, cela paraît franchement ambitieux.
Ce qu'on a moins aimé
La précision demandée par certains défis à la manette
Le gros du jeu se laisse jouer correctement au pad, mais les épreuves les plus exigeantes font apparaître les limites du confort.
Nous avons fait l'essentiel de l'aventure, presque jusqu'au 100 % de succès, avec une simple manette Xbox, sans problème majeur sur les missions classiques.
En revanche, dès qu'il faut enchaîner très vite, tenir un timing serré ou placer le réticule au pixel près, la tension grimpe nettement.
Le succès demandant de finir le premier niveau en moins de trente secondes, avec de nombreuses balles à tirer et certaines cibles mobiles, fait partie des passages les plus crispants, tout comme certains mini-jeux à quasi-perfection obligatoire.
Les indices parfois trop alambiqués
Quand Sniper Dan trouve le bon équilibre, l'enquête est réjouissante, mais il lui arrive aussi de tirer un peu trop sur l'élastique de la logique.
Certaines consignes sont bien trouvées et invitent à déduire calmement la solution à partir du décor.
D'autres, en revanche, demandent d'accepter des associations plus arbitraires, comme ces interrupteurs de radar cachés sur des éléments franchement improbables (genre au beau milieu de la partie supérieure du mur - pas du toit, du mur - d'un hangar d'aviation).
Le système d'aide existe, heureusement, mais il coûte des ressources utiles pour débloquer les niveaux ou des mini-jeux, ce qui pousse souvent à insister un peu trop longtemps avant d'y recourir.
Il nous est arrivé de tourner plus de dix minutes sur une dernière tâche mal comprise.
Notre conseil : le jeu nous paraît surtout adapté à partir de 7 ou 8 ans avec un adulte, et plutôt plus tard en autonomie complète si l'enfant lit bien et aime déjà résoudre de petites énigmes. Si ce mélange d'observation, de tir et d'humour vous intrigue, vous pouvez continuer avec le reste du test pour entrer davantage dans les détails.
Crache ton panpan, Myrhdin
Sniper Dan est un bon petit jeu d'observation, malin dans son idée et plutôt généreux dans son contenu.
Nous y avons trouvé un hidden object plus vivant que la moyenne, grâce à son système de tir, son humour et sa structure qui encourage à revenir sur les niveaux.
Tout n'est pas irréprochable, surtout à la manette dans les défis les plus tendus, et l'accessibilité pour les jeunes enfants reste relative sans accompagnement. Mais pour qui cherche une expérience légère, originale et familiale, le tir est globalement bien ajusté.
Le prix communiqué au lancement est de 12,99 euros.
Ce test a été réalisé par Myrhdin avec une clé ou un jeu fournis par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le développeur, l'éditeur ou les entreprises les représentant.
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| Plateformes | PlayStation 5, Windows, Xbox Series X|S |
|---|---|
| Genres | Tir, tir à la première personne (fps), réaliste |
| Sortie |
17 septembre 2026 (Monde) |
Aucun jolien ne joue à ce jeu, aucun n'y a joué.








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