Test - Kalanoro : quand le folklore malgache s'accorde au rythme du rock
Kalanoro propose une aventure isométrique colorée et singulière sur consoles et PC. Entre exploration loufoque, combats capillaires et gestion de groupe musical, cette escapade malgache séduit malgré des heurts techniques.
LE COIN DES JUNIORS
Salut ! Hey, merci d'être là ! Si tu as envie d'une histoire rigolote qui change des jeux habituels, viens découvrir Kalakely. C'est une héroïne toute poilue qui doit sauver son île en montant un vrai groupe de musique avec des lémuriens super doués. Ici, on ne combat pas les méchants avec des épées classiques, mais en balançant des coups de cheveux magiques, des poêles à frire et en organisant de super concerts de rock !
Ce qui est trop bien :
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Ce qui est moins cool :
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Développé par le studio Red Raketa Studio et édité par New Tales, Kalanoro est une production sortie le 24 septembre 2026 qui ne s'adosse à aucune franchise préexistante. Le titre installe son cadre au cœur de Lemuria, un univers imaginaire directement nourri par les légendes et le folklore de Madagascar.
Nous y guidons Kalakely, une créature velue bien décidée à contrer les desseins industriels d'une sorcière capitaliste nommée Raneny. Au lieu de lever une armée conventionnelle, notre protagoniste choisit de sillonner les contrées à bord d'un bus de tournée, de rallier des musiciens lémuriens et d'organiser des concerts rassembleurs.
Cette proposition atypique s'adresse avant tout aux amateurs d'action-aventure légères et aux curieux en quête d'univers culturels rarement explorés dans le jeu vidéo, moyennant un tarif de 19,99 €.
Ce qu'on a aimé
Une immersion culturelle dépaysante et pleine d'humour
L'univers de Lemuria puise avec une grande fraîcheur dans les contes populaires malgaches, un terreau folklorique pratiquement inédit dans la production vidéoludique contemporaine.
Nous découvrons un univers bigarré où les répliques des personnages non-joueurs évitent tout dogmatisme pesant, préférant une autodérision constante face aux ravages de la reine Raneny. Les panneaux publicitaires holographiques disséminés dans les décors ponctuent la progression de remarques absurdes particulièrement bien senties.
La bande-son soutient activement cette atmosphère festive en mêlant sonorités traditionnelles et rythmiques entraînantes, tandis que l'objectif principal de monter un groupe de rock pour renverser un empire industriel apporte une tonalité légère et rafraîchissante d'un bout à l'autre du périple.
Une exploration isométrique rythmée et gratifiante
La structure des zones rappelle agréablement les petits dungeon-crawlers d'antan avec une vue du dessus claire et lisible lors des phases de marche. Chaque environnement regorge de chemins dérobés, d'orbes bleus et de cristaux servant de monnaie d'échange auprès des marchands ambulants.
Nous avons pris un plaisir constant à fouiller les moindres recoins pour dénicher des graines rares ou des améliorations d'équipement, comme le shampoing spécial débloquant le harpon capillaire. La progression récompense la curiosité sans imposer d'allers-retours fastidieux, offrant une boucle de jeu accessible et stimulante qui se prête idéalement à de courtes sessions de jeu quotidiennes.
Des options de confort pensées pour tous les profils
Les développeurs ont intégré un mode Immortel directement activable dans les paramètres d'accessibilité, supprimant tout risque d'échec pour les néophytes complets ou les très jeunes enfants. Cette démarche inclusive permet de parcourir l'histoire sans craindre les pics d'agressivité de certains boss de fin de zone. Les commandes restent simples à assimiler, reposant sur quelques touches d'action pour frapper ou projeter des ustensiles.
L'aventure complète nous a demandé environ six heures de jeu pour atteindre les 100 % en accomplissant l'intégralité des quêtes annexes, un format compact qui évite d'étirer artificiellement la durée de vie globale du titre.
Ce qu'on n'est pas sûrs d'avoir aimé
Le système de combat aux ustensiles et mèches rebelles
Les affrontements alternent entre attaques directes à la chevelure et lancers de poêles à frire ou autres carottes et sandales, une idée amusante sur le papier mais parfois brouillonne dans les faits.
Le ciblage via la gâchette demande un temps d'adaptation certain pour ne pas frapper dans le vide lorsque plusieurs créatures hostiles se ruent simultanément sur Kalakely. Les collisions manquent par moments de tranchant, ce qui rend les coups portés un peu spongieux manette en main.
Nous aurions apprécié un panel de combos plus étoffé pour renouveler l'intérêt des combats, même si le ton parodique compense partiellement ces approximations mécaniques.
Ce que l'on a moins aimé
La corvée répétitive de cuisine pour les lémuriens
La vie à bord du bus impose de cuisiner sans arrêt des plats spécifiques selon les humeurs des musiciens, une mécanique de gestion vite redondante. Lorsqu'un membre du groupe ne reçoit pas son met favori, il quitte tout bonnement le véhicule, se fait capturer par les forces ennemies et bloque totalement la suite de l'aventure principale.
Nous sommes alors contraints de suspendre notre voyage pour retourner dans les zones précédentes afin d'organiser son sauvetage. Ce cycle obligatoire de préparation culinaire et de filatures imposées hache inutilement le rythme global, transformant une bonne idée de camaraderie en contrainte logistique pénible.
Crache ton shampoing, Myrhdin
Kalanoro tire son épingle du jeu grâce à un charme indéniable et un ancrage culturel malgache qui force la sympathie. Loin des productions formatées, l'œuvre de Red Raketa Studio propose une bouffée d'air frais bienvenue pour les joueurs en quête d'une aventure sans prise de tête, portée par une écriture drôle et des personnages attachants.
On regrette sincèrement que la gestion des repas du groupe tourne vite au remplissage artificiel. Il n'en demeure pas moins un titre décent, chaleureux et dépaysant, à privilégier de préférence sur les supports sédentaires pour en savourer pleinement les textures et les mélodies.
Ce test a été réalisé par Myrhdin avec une clé ou un jeu fournis par le constructeur. Sa rédaction n'est le fruit d'aucune transaction financière entre le rédacteur ou JeuxOnLine et le développeur, l'éditeur ou les entreprises les représentant.
Sur le même sujet :
| Plateformes | Nintendo Switch, PlayStation 5, Windows, Xbox Series X|S |
|---|---|
| Genres | Action-aventure, fantasy |
| Sortie |
2026 |








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